Je viens de passer dix jours à Marrakech et j’y ai, bien sûr, trouvé ce qui est indiqué dans tous les
guides : les souks, les différents monuments. Je reviendrai là-dessus, cette ville contient des trésors innombrables.
Mais je voudrais dans un premier temps fixer ce qui m’a le plus étonnée.
D’abord la couleur rose de toutes les constructions, sans grandes tours qui dépareraient l’ensemble et puis
surtout ce mélange ahurissant de très vieilles coutumes et de modernité. Mélange qui fait évidemment se côtoyer les gens en costume traditionnel et ceux qui sont habillés à l’européenne. Cela ne
nous étonne pas, nous y sommes habitués dans nos villes.
Toutefois quand j’ai vu des hommes, en particulier l’un d’eux, l’air vraiment de sortir affamé du désert, les
joues creuses, les yeux enfoncés dans les orbites, appuyé sur un grand sac de grain posé là sur le trottoir, l’air d’une gravure de l’ancien temps. Je me disais qu’il était bien dommage qu’ils
n’acceptent pas d’être photographiés………..Il semblait sortir d’un autre âge !
Et au moment où je passais à côté de lui, qu’a-t-il sorti de sa poche ? Un téléphone portable
ultramoderne………
Combien de vieux marchands accroupis dans les souks comme devaient l’être leurs ancêtres, derrière leurs sacs d’épices en vrac, sont en train de faire leurs comptes à la calculette et téléphonent à tout bout de champ.
De même dans les rues ce flot de deux roues, vélos, vélomoteurs, scooters, taxis (8000 petits et 8000
grands) et superbes calèches tirées par des chevaux et qu'empruntent les touristes mais aussi les Marocains, hommes avec leur âne qui tire une remorque, ceux qui tirent eux-mêmes leur
remorque et louent leurs services aux passants.........
Et les cars pour faire le tour de la ville, et aussi tout de même........ un certain nombre de voitures en bon
état appartenant à des Marocains aisés. Le tout se frôle, chacun s’insinue dans la circulation comme il peut. On se demande par quel miracle les accidents sont rares ! Le côté négatif :
une pollution dont on n’a plus idée, tous ces moteurs pétaradent et vous envoient une fumée noire. Le soir, on rentre quelle que soit l’heure avec une idée fixe : se laver !